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30 avril, 2014

Professeur Layton VS Phoenix Wright (3DS)


Avant toute chose, ce sujet ne contient aucun spoiler, donc pas de panique !




Comment parler de ce jeu sans faire de spoil ?

C'est la toute première question que je me suis posée quand j'ai eu l'idée de faire cette critique.
Car il est difficile de faire un résumé complet sur un jeu sans en aborder un minimum le scénario, soyons d'accord... OR ici il m'est impossible de vous "raconter l'histoire du jeu" (même le tout début hein) sans commencer à en entacher les nombreuses surprises!
C'est d'ailleurs ce que j'ai un peu regretté en lisant d'autres critiques (même sur des sites reconnus), toute ont abordé l'histoire mais je pense pour ma part que le mystère du scénario se mettant en place dès la cinématique d'intro, en raconter plus vous gâche déjà un peu le plaisir (comprendront peut-être ceux qui auront lu d'autres critiques et auront déjà commencé le jeu)...

Je vais donc partir sur ce qui reste d’intéressant (et ça va, il y a encore de quoi faire)...


LE CHOC DES TITANS

En gros, tout est dit dans le titre : ce jeu réunit deux sagas mythiques au Japon (un peu moins en Europe, mais pour moi : oui oui oui) : Les aventures du Professeur Layton et Phoenix Wright : Ace Attorney et qui représentent à elles deux les grosses licences : Level-5 et Capcom (rien que ça).
Fan des deux séries, autant dire que j'attendais ce titre avec impatience mais aussi avec un brin d'appréhension... (j'y reviendrai)

Faisons les présentations:


Je choisis de commencer par Le Professeur Layton puisque je pense qu'il est le plus connu en France.
Il s'agit d'une série de jeux de réflexion/énigme/aventure de type "point & click" sortis sur DS et 3DS depuis 2007.



Le joueur y incarne Hershel Layton, gentleman britannique, professeur d'archéologie de renommée mondiale, dont les capacités de réflexion et le goût pour les énigmes en tout genre lui permettent de faire la lumière sur toutes sortes d'affaires incroyables.
Je suis d'ailleurs à chaque opus admirative devant la richesse des scénarios qui nous tiennent en haleine, nous coupent le souffle, parfois nous font pleurer... jusqu'à la révélation finale !

Le professeur est accompagné de son jeune assistant, Luke Triton, petit bout d'homme très attachant qui a la faculté de parler aux animaux.




Ace Attorney est une série de jeux d'aventure sorties sur GBA, DS, Wii et 3DS depuis 2001.
Vous y jouez le rôle d'un jeune avocat de la défense qui devra se battre corps et âme pour faire justice !
Les scénarios des différents opus sont riches en rebondissements et ici aussi on ne verra rien venir avant la fin des procès.
Le gros plus de ces jeux se situe aussi bien au niveau de la diversité des affaires, que des caractères fantasques et très variés des personnages et l'on passe souvent de l'humour au dramatique, et ce de manière très bien ficelé.

Dans Professeur Layton VS Phoenix Wright, ce sont les personnages de Phoenix Wright (quel scoop hein ?) et Maya Fey que vous retrouverez. En effet, dans la saga des Ace Attorney, il existe d'autres opus avec d'autres avocats comme Apollo Justice ou encore Benjamin Hunter (grand rival de Phoenix)...
Phoenix (ou "Nick", comme l'appelle Maya) est un jeune avocat de la défense reconnu pour sa capacité à bluffer et retourner la cour en sa faveur (le terme "volte-face" est utilisé).

Maya fey est une apprentie médium qui ne quitte jamais Phoenix depuis "une certaine affaire" (à vous de jouer aux jeux pour avoir la réponse héhé). Parfois un peu trop expansive, elle a tendance à attirer les ennuis malgré elle.


Voici en gros les deux "teams" du jeu. Layton et Luke pour résoudre les mystères d'un côté, Phoenix et Maya pour les procès de l'autre...mais ça parait un peu facile, non ?
Encore un mystère que je vous laisserai découvrir par vous-même (après-tout n'est-ce pas le but du jeu : résoudre les mystères ?).
Et là, je sens THE question vous brûler les lèvres : "Mais le -VS- du titre du jeu, il est là pour faire genre ? Parce qu'on a plutôt l'impression qu'ils vont coopérer et non se tirer dans les pattes là ?"...TttTttTtt... la réponse se trouve dans le jeu... ou pas.


ACCESSIBLE ?

Le public visé :
Je commencerai direct en disant que, OUI, ce jeu est tout à fait accessible aux novices ne connaissant pas les sagas pré-citées, simplement parce que la mécanique des énigmes et des procès vous est bien expliquée dès le départ, tout comme si vous étiez un noob total en matière de Layton et Ace Attorney.
Cependant, je recommande vivement aux personnes concernées et intéressées par ce jeu de faire un petit détour par les licences d'origine, ne serait-ce que pour se familiariser avec les personnages principaux, l'impact émotionnel n'en sera que plus intense, je vous le garantis.
Là où le bât blesse c'est que ce jeu, qu'on penserait avant tout fait pour les fans, a quand-même été bien "casualisé" justement pour le rendre accessible à un public plus large, et pour les aficionados (comme moi) on trouvera le jeu parfois un peu téléguidé et au final, bien que raisonnablement long (environ 25h pour le terminer), il s’avérera plutôt facile (en même temps, je dis ça mais il y a quelques moments où j'en ai bien ch...).


Les Graphismes:
- Alors, là où certains crieront au scandale, voire même à l'hérésie visuelle du mélange de deux styles graphiques, quand même, il faut l'avouer, bien différents à la base, je ne me suis pas sentie perdue ni choquée, on se fait très vite à l'ambiance générale tellement l'histoire nous porte.
Gros point positif : c'est que l'on retrouve le côté extraverti et très remuant des personnages propre aux Ace Attorney sur les figures habituellement plus figées des Professeur Layton, ce qui contribue au mariage graphique grâce à un travail d'animation remarquable !

- L'univers général, l'ambiance du jeu se rapproche quand même plus d'un Professeur Layton, je pense que c'est en partie dû à l'histoire en elle-même, ce qui est plutôt amusant lorsqu'on sait que c'est le scénariste des Ace Attorney, Shu Takumi, qui l'a écrite.


- Pour ceux qui ont une rétine en acier trempée et à qui faire fondre la batterie de leur 3DS vitesse lumière ne fait pas peur, le rendu 3D est une petite perle, dans les cinématiques certes mais aussi globalement dans le jeu... Disons que ça n'arrive pas dans tous les jeux 3DS où l'activation de la-dite 3D a un réel intérêt (par exemple dans Animal Crossing, on s'en bat un peu le coquillard et on s'en passe plutôt bien).

(certaines énigmes en chibi sont absolument adorables)

D'ailleurs même sans activer la 3D, les effets de profondeur de champs sont très bien réalisés !
On peut s'en passer, visuellement de toute façon ça poutre, mais l'activation est un bon plus donc à vous de choisir ! (Je l'activais surtout dans les cinématiques) 


Pour résumer, graphiquement, on voit qu'il y a eu un sacré travail de fait du côté Level-5 comme chez Capcom et on en prend, de toute façon, plein les mirettes !


ÉPILOGUE

Je terminerai en disant que ce jeu est vraiment un titre à avoir : pour son histoire inoubliable, la sympathie de ses personnages tout comme leurs caractères variés et parfois loufoques (habitués de Ace Attorney si vous me lisez...), ses graphismes de fou, ses musiques fabuleuses (je me suis déjà procuré la B.O), les montagnes russes émotionnelles qu'il procure mais aussi et surtout pour le gros collector que représentent ces deux licences mythiques réunies en un seul titre : Professeur Layton VS Phoenix Wright : Ace Attorney.



BONUS

Le jeu, une fois terminé vous réservera son lot de surprises avec notamment du contenu téléchargeable régulièrement !
L'effet PAIC (comme j'aime à l'appeler) : "Quand y'en a plus y'en a encore !"
Si ça vaut le coup ? Pour le moment, je dirais que oui mais j'attends d'en voir un peu plus quand même...


Il ne vous reste plus qu'à vous lancer dans l'aventure...
(Je me lasse pas d'écouter ce morceau)

26 janvier, 2014

Contrast




Voici un petit jeu PC qui n'a pas beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie. J'étais moi-même surprise de le voir dans les étagères du magasin d'à coté à si petit prix (20 euros)... Et figurez-vous que c'est en activant le code du jeu qu'on m'a alors avertie que j'avais pris une édition collector. Mais c'est aussi la seule qui existe.
Cette édition « collector » (puisque c'est la seule qui existe peut-on encore l'appeler ainsi ?) contient donc : la boite du jeu, le livret du jeu, un petit ArtBook du jeu et le jeu bien sûr ; le tout dans une boite protectrice : joli et bonne qualité du packaging.
J'avais vu, au détour d'un surf sur internet, un petit teaser de 30 secondes avec un personnage type arlequin, passé de notre monde au monde des ombres. Du coup, quand je l'ai vu sur son étagère je l'ai pris (et il faut dire qu'à coté de AC4 : Black Flag et son prix, ce petit jeu portant ses 20 euros tout mouillé, faisait envie).

Le développeur :
Focus Home Interactivee (aka Focus pour les intimes).
Jeune entreprise (créer en 2000) qui possède à son actif plus de 140 jeux dont les fameux Runaway, Trackmania et de nombreuses aventures de Sherlock Holmes.

Je vous laisse donc jeter un œil à ce fameux teaser pour commencer :





L'Histoire :
Que voulez vous que je vous dise. Un univers où le monde que nous connaissons cohabite avec le monde des ombres, tout cela plongé dans les années 20. Jazz, cirque et mafia.
Vous incarnerez donc un personnage nommé Dawn, et la première chose qui vous choquera c'est que seule Didi, une petite fille, peut vous voir. Les autres personnages ne sont que des ombres. Car VOUS êtes une ombre et Didi semble être le lien entre les deux mondes.
L'autre chose qui va vous choquer c'est : « Mais bordel Didi tu vas arrêter de fourrer ton petit nez PARTOUT ?!! ». Et oui, Didi est LE vrai héros de ce jeu et ne fait que des conneries. Elle va là où elle ne devrait pas, et vous, en tant qu'amie imaginaire bah... vous la suivez.
L'histoire concerne donc surtout Didi et sa famille. Sa mère, étoile montante du jazz et son père, un gars pas chanceux et fauché. Le tout dans un Paris des années 20, sombre mais vu à travers les yeux de Didi, encore auréolée.
Le traitement en lui-même de l'histoire est assez maladroit. Surtout au début avec le tutorial qui est un niveau court et plutôt agressif. Je m'explique... Les paliers de l'intrigue sont trop bruts, notamment avec une ellipse temporelle mal amenée, à la fin d'un premier acte, et tout aussi vite réexpédiée au placard. Si la cinématique nous avertissant de cette ellipse avait été précédée d'un simple écran noir avec écrit "Six mois plus tard" ça serait bien mieux passé. Didi quant à elle n'arrange rien car éternellement pressée... Cette cinématique dure... sept secondes peut-être ? Dawn arrivant dans la chambre de Didi, celle-ci lui dit "vite le cirque est arrivé !" avant de sortir de sa chambre... Le reste de l'histoire s'enchaîne très vite. Et c'est assez mal à l'aise qu'on voit l'histoire évoluer autour du personnage principal de façon si précipitée. Si certaines cinématiques n'avaient pas été faites et simplement remplacées par un dialogue, cela ne nous aurait pas dérangés/coupés en plein élan, et aurait rendu l'intrigue plus fluide (surtout quand on a une énigme à résoudre, assez claire, mais non Didi nous interrompt et nous montre le chemin en déplaçant la caméra (Merci Captain Obvious !).
-> 5/10


Les personnages :
Vous, c'est Dawn (Don en VO). Vous semblez être une jeune femme très oisive, obéissant à Didi.
Didi c'est la petite fille casse-pieds, curieuse mais pleine de bonne volonté et très débrouillarde.
On ne peut pas dire que les autres personnages brillent par leur présence et leur couleurs. Tout au long du jeu vous ne les verrez qu'à travers leur ombres. Pour voir leur visage il faudra bien observer l'environnement, les portraits et les affiches placardés dans la maison ou les rues.
Un traitement très intéressant car, en plus d'un mystère quant à leur véritable identité, s'ajoute une certaine distance entre les adultes et la vision de Didi, encore très enfantine.
-> 7/10


Les musiques :
Comme toute chose en ce monde, les musiques sont assez variées : allant du jazzy sensuel (pour la mère), en passant par l'orgue de barbarie (pour le cirque) et bien entendu aux musiques à la française, car n'oublions pas que le tout se passe à Paris !
Dans l'ensemble les musiques restent discrètes et accompagnent très bien l'action qui se déroule.
-> 6/10
 

Les Graphismes) :
Le PC. Ce cher et tendre PC, dénigré parfois mais quand même bien pratique.
Rien à dire, le jeu se prête bien au support. Je n'ai pas ressenti le besoin urgent d'utiliser une manette pour jouer à Contrast (notez tout de même que cela est possible. Le jeu étant configurer pour fonctionner aussi avec une manette).

Mais sur PC on peut aussi se permettre des graphismes de fous! Et là, Contrast m'a déçue.
Bien sûr les design sont jolies et les ambiances soignées. Mais à coté de cela les personnages manquent d'expressivité. Et vous me direz "Mais... la plupart sont des ombres !" Oui, mais ça n'empêche que Dawn est un vrai Pierrot : aucune expression (pour le peu de fois qu'on voit son visage). Pareil pour Didi. Elle a un visage et point. Ce qui gène beaucoup plus sachant que c'est le personnage qu'on voit le plus souvent dans les cinématiques. Tout passe par le langage corporel qui est, là encore, très "bâton", et même pour les personnages-ombres ça ne fonctionne pas non plus.
-> 5/10


Les Contrôles :
Et là c'est le drame. Les contrôles sont simples : bouger, sauter, interagir, passer dans les ombres et une attaque charge (utilisable en dehors et dans les ombres) ; et on sent que le jeu a un défaut de ce coté là.
- Dislocations des membres de Dawn lors de la forme d'ombre (combien de fois j'ai vu mon mollet se détacher du reste).
- Des défauts de hitbox pleins pleins de défaut de hitbox (de nombreuses morts parce que Dawn refuse de passer la marche de 10cm sans sauter).
- Un saut un peu trop fluide (car oui on peut changer de direction pendant le saut et... « glisser »).
- Une caméra un peu trop folle (même au minimum de la sensibilité).
Tous ces petits rien... je ne m'étais pas renseignée mais j'avais une impression de « premier jeu » d'une boîte.
-> 4/10

EN BREF :
Un petit jeu bien sympathique. Plus pour l'histoire, l'ambiance et le traité des plateformes que sur les contrôles en eux-même. Les énigmes ne sont pas (si) compliquées, aucun combat et jolie petite histoire.
Par contre j'ai trouvé une explication au petit prix de la version « collector » : le jeu est très court.
-> 6/10




18 novembre, 2012

Magical Starsign (DS), un RPG sucré


Critique réalisée par Buninou, spécialiste dans les RPG, MMO, jeux sur consoles portables et PC essentiellement.

!Attention, ce RPG est fortement déconseillé aux personnes au régime!
Mais j'y reviendrais plus tard...


INTRODUCTION
Magical Starsign est un RPG "old-school" mignon et très coloré qui vous emmène dans le système solaire Baklava (ayé, on commence avec la bouffe), au sein d'une école de magie où l'on fait la connaissance du professeur Madeleine (encore un nom qui se mange mais c'est que le début) et de ses jeunes apprentis.
Un jour, votre prof' vous apprends qu'elle part en mission mais disparaît... c'est là que commence la vôtre: partir à sa recherche envers et contre tout !

LES PERSONNAGES
Les principaux:
Alors, dès le début du jeu, on vous propose de choisir entre la magie de l'ombre ou de la lumière, puis d'incarner soit un personnage masculin soit un personnage féminin.
Cela n'influe pas sur la difficulté du jeu, seulement sur certains passages-clé. Mais ils se valent l'un comme l'autre alors faites-vous plaisir.
Notez quand même que ce choix vous apporte aussi une rejouabilité non-négligeable: si vous avez joué lumière la première fois, pourquoi ne pas recommencer une partie avec l'ombre ?

Les secondaires:
Lassi, une mignonne petite lapine un peu tête en l'air et timide qui utilise l'élément vent.
Mokka, un robot récupéré par Biscotte, le directeur de l'école de magie de nos héros et qui utilise l'élément terre. Un bel exemple que même les machines ont du cœur.
Chai, une sympathique salamandre utilisant la magie du bois.
Pico, une vraie tête-brûlé, c'est le cas de le dire puisqu'il manie la magie du feu. Il aurait des sentiments pour une de nos protagonistes, mais ça je vous le laisse découvrir.
Sorbet, une magicienne au caractère bien trempé usant de la magie de l'eau (oué c'est promis j’arrête avec les jeux de mot).


LA SPÉCIFICITÉ DU JEU
Comme vous avez pu le constater dans le paragraphe précédent...outre le fait que les personnages ont tous des noms comestibles... ces derniers maîtrisent chacun un élément différent.
Ces éléments correspondent également aux planètes gravitant dans le système Baklava, qui lui-même est divisé en 5 zones correspondant elles aussi chacune à un élément précis.


Il y a Erd (terre), Cassia (eau), Pufoon (vent), Gren (bois) et Razen (feu).
Il n'existe pas de planète pour l'ombre et la lumière à proprement parlé puisque ces deux éléments dépendent simplement du cycle jour/nuit (jour=lumière, nuit=ombre).
Les éléments ont bien sûr des influences les uns sur les autres.

 

Et là est toute la subtilité du jeu lors des combats, qui selon la disposition des planètes et de l'influence des éléments peut vraiment influencer la jouabilité et l'issu d'un combat.
Par exemple: Si vous avez choisi la magie de la lumière au début, vos attaques seront bien plus puissantes le jour et d'autant plus contre les ennemis d'élément ombre.
Pour les autres personnages, ils dépendent de la position de la planète de leur élément dans le système Baklava. Si Pufoon, la planète du vent se situe dans la zone "spatiale" sous l'influence du vent, Lassi verra ses pouvoirs magiques décuplés.
Il existe un sort vous permettant de jouer sur la rotation des planètes et faire ainsi tourner le combat en votre faveur.

LES GRAPHISMES
Bien qu'il s'agisse d'un RPG "old-school", les décors ainsi que les personnages sont soignés et détaillés, les couleurs dépotent, l'univers de jeu est aussi sucré et gourmand que les noms des villes, des persos et des objets qui le composent.
Le double-écran de la DS est utilisé à la perfection et en particulier dans les combats où les sorts n'en paraissent que plus impressionnants, tout comme certain boss...


J'émettrais toutefois un bémol sur les cinématiques 3D que je ne trouve pas à la hauteur du reste, elles font un peu négligées et pauvres... j'aurais carrément préféré des passages d'animation qui auraient 100x plus collées à l'univers coloré et un brin naïf du jeu.


CONCLUSION
Magical Starsign restera pour moi dans la lignée des meilleurs RPGs auxquels j'ai pu jouer, de part son esprit sympathique, bourré d'humour (Les noms alimentaires des villes et des protagonistes m'ont souvent valu de bonnes tranches de rigolade), d'une maniabilité appréciable puisqu'il est entièrement jouable au stylet, à la durée de vie tout à fait raisonnable (une trentaine d'heure pour la trame principale) et surtout relativement "facile" à jouer (je dis pas qu'il y pas eu quelques prises de tête, mais pas de quoi vous écœurer du jeu).
Je vous le recommande donc.


Post-Scriptum :
Il existe d'autres points que je n'ai pu aborder ici, ce jeu est plein de surprises, notamment je n'ai pas parlé de la possibilité de se connecter avec un ami pour faire des échanges d’œufs puisque je n'ai pas eu l'occasion de tester cette fonctionnalité, ni de la présence d'un fameux donjon particulièrement difficile...

31 juillet, 2012

Okamiden, une jolie petite parenthèse

Tee-Chew, qui sera une de mes chroniqueuses jeu vidéo, spécialiste DS et XBOX, a testé pour vous Okamiden =D
Le jeu a fait l'objet d'une réédition récemment suite à son succès et à la forte demande de la part des joueurs, car ce jeu était devenu introuvable sur le net sauf à des prix outrageusement... enfin vous voyez ^^'
Voici donc ce qu'elle en a conclue, cela vous décidera peut-être à vous le procurer, ou pas.



____________



Les amoureux du premier jeu, comme moi, y trouveront un certain contentement.
Okamiden reprend donc la "suite" de Okami, nous proposant de jouer avec Chibiterasu, le fils de Amaterasu.
Il possède les mêmes capacités que sa mère à savoir : combat au armes Célestes (miroir, chapelet et épée) ainsi que la maitrîse du Pinceau Céleste.
La différence c'est que Chibiterasu, aussi puissant soit-il, n'est qu'un louveteau, il nous faudra donc tout au long du jeu voyager avec un partenaire : Kuni, le jeune guerrier au départ.
Je vais donc diviser le jeu en morceaux pour mieux vous donner mon avis sur celui-ci.


L'Histoire : (sans les intrigues, qu'est ce que vous croyez)
Pas trop mal. La première question qu'on se pose quand on se retrouve avec Chibi c'est "mais qu'est ce qui a pris à Amaterasu (déesse de l'amour et mère de toute chose sur Terre, selon la légende) de laisser son gosse sur Terre ??"
NB : à la fin du premier jeu, Amaterasu, en pleine puissance, voyage jusqu'à Tamagahara (le pays des dieux) pour y combattre les méchants démons qui y sont et redonner sa gloire passée à ce lieu, elle est donc TRES loin de la terre.
Personnellement c'est cette question qui m'a fait faire les premiers pas dans le jeu. On se laisse guider puis peu à peu on oublie cette question pour d'autres.
C'est un peu triste mais Chibiterasu me semble être un bateau en papier qui se laisse emporter par les vagues des autres personnages. Fais-çi, fais-ça... Et il le fait.
Dans Okami, on te donne d'emblée un but, alors que dans Okamiden, tu dois juste te balader avec Kuni sur ton dos, et advienne que pourra.
On finis par ce prendre à l'histoire mais bon gré mal gré. Chibi étant un eternel bon samaritain qui aide toutes les personnes qu'il peut croiser.
Je regrette personnellement qu'on ne voit pas ce que fait Amaterasu. Le premier Okami laissait largement la porte ouverte à un deuxième volet qui se passerais sur Tamagahara et j'espère SINCEREMENT que Capcom fera cette suite et que Okamiden n'était qu'un divertissement en attendant.
En définitive, comparée à l'histoire pleine de rebondissements que l'on vivait dans le premier volet, on se laisse doucement porté dans Okamiden au fil des petites quêtes.
-> 5/10


Les personnages :
Chibiterasu est, comme tout petit chien blanc qui se respecte, ADORABLEMENT MIGNON !! Ce qui fait qu'on l'aime forcément.
Les partenaires, il y en aura plusieurs, chacun possédant leur talent :
Kuni par exemple peut vous aider à détruire de gros rochers pour ouvrir les routes, Nanami la sirène vous aidera à traverser des rivières, Kurow possède la capacité d'échapper à la loi de la pesanteur etc... je vais pas tous les lister, il y en a d'autres.
Ces acolytes vous aident en combat. Euh... oui enfin, sont censés vous aider. Parce que bon, la vérité c'est que pour 10 de vos coups portés à un ennemi, votre partenaire n'en fera qu'un.
La plupart de ces enfants (car oui ce sont tous des gosses) sont attachants et on se prendra vite au jeu "oh non, je voulais continuer avec untel... pourquoi je dois m'en séparer ? ;_; "
Bon, j'avoue, l'un d'eux, (Kurow) est une vraie tête à claques ! (mais je l'aime bien quand même)
Le reste des personnages, pour la plupart, a déjà été vu dans le premier volet et l'on retrouve certains avec grand plaisir (et d'autres moins).
Il existe cependant quelques nouvelles têtes fortes sympathiques.
Les monstres sont tous nouveaux, et c'est avec un grand plaisir (ou pas) qu'on cherche à découvrir le point faible de chacun, la manière de tuer l'autre etc... Car oui, les monstres lambdas ont leurs propres tactiques, et ça, j'aime !
Petite astuce ! Contre la nymphe d'eau, utilisez le vent... sinon vous mourrez, j'ai mis 3 combats à trouver...
->  9/10


Les musiques :
Dans le même style que le premier volet : traditionnelles Nippones.
Elle accompagne très bien le jeu, je leur reprocherais toutefois d'être un peu trop répétitives, on retrouve souvent les mêmes thèmes et (par exemple la musique de la situation où "la tension démoniaque est palpable, les héros sont en difficulté ohlala comment va-t-on s'en sortir" m'est parfaitement haïssable D:) on en vient parfois à vouloir qu'il n'y en ait pas...
Pour les musiques des lieux eux-même, sauf erreur de ma part, c'est les mêmes que dans le premier opus, tout comme les musiques des interventions divines, des dieux du pinceau ou encore de Issun.
Certaines sont très chouettes, mais d'autres gâchent un peu le plaisir du jeu.
-> 5/10




Le Support :
La DS... Oui pourquoi pas, une petite console fort commode...
Mais ohmondieu ! Le jeu me paraitrait presque en basse résolution. On voit tous les polygones des personnages, les mouvements sont raides (bien que les animations fluides, et à nouveau répétitives). Les décors sont pauvres, on regrette de ne pouvoir interagir avec tel ou tel matériaux :
"Oh une buche debout sur un rondin de bois, une tentation pour mon pinceau coupant *effectue le symbole mais rien ne se passe* FTW ???"
C'est certes pas la PS2, mais en comparaison à ce qui a pu déjà être fait, c'est plutôt moyen.
-> 5/10


Les Contrôles :
Okamiden (et Okami) mettent en avant une technique du héros qui se nomme "Le pinceau Céleste" (Celestial Brush).
Le héros peut stopper le temps et dessiner un symbole qui, selon sa forme et la cible visée, effectuera une action différente : un rond dans le ciel fera apparaitre un soleil radieux par exemple.
De ce point de vue le premier opus sur PS2 avait quelques lacunes (dessiner un rond, même avec le stick analogique demandait une certaine maîtrise). Sa publication sur Wii régla rapidement ce problème.
Avec la DS et son petit stylet, Okamiden ne pose aucun soucis, on dessine avec plaisir des petits ronds sur les arbres pour les faire fleurir (oui c'est très hippy tous ces soleils et fleurs...) MAIS : visez bien, Okamiden a tendance à être tatillon.
Le reste est très sommaire : sauts, attaques, esquives en combat...
Par contre... PAR CONTRE le flèches directionnelles m'ont fait HURLER !
Vous êtes obligés de déplacer Chibi selon leur axe haut, bas, droite et gauche, RIEN D'AUTRE ! Quand vous êtes sur un pont en diagonale vous spammer les deux touches tour à tour, c'est ridicule, long et chiant.
Lorsqu'il est sur un chemin unique qui tourne légèrement, Chibi est assez intelligent pour le suivre automatiquement, mais si vous avez le malheur de sortir de ce chemin pré-enregistré, Chibi est un vrai boulet qui avance pas à pas en angle droit.
-> 4/10


En conclusion : 6/10
Un jeu pas mal, pas mal de mauvais coté mais pour les amoureux du premier opus (je veux parler de l'histoire avant tout !) c'est une parenthèse tout à fait convenable.

02 janvier, 2012

Back to the Origins

Hello la compagnie !

Les touches de mon clavier et moi-même nous rassemblons pour vous souhaiter une bonne et heureuse année \o/ !
Que les petits poneys veillent sur vous, et que le bonheur et la santé inondent votre quotidien \o/ !

En attendant, j'espère que le père nowel vous a gâté.
Et avec un peu de chance, il aura déposé sous votre sapin (synthétique, en papier ou en vrai peau de sapin) un jeu vidéo, disons... à tout hasard... Rayman Origins =D
Si c'est le cas, vous avez donc entre les mains un jeu tout simplement grandiose !


Aujourd'hui je vais donc vous causer de ce jeu découvert en cette fin d'année 2011.
Il n'a malheureusement pas fait l'objet d'une promotion aussi grande que ce qu'on a pu voir pour le dernier Assassin's Creed, et ne connaît sans doute pas le succès qu'il mérite pourtant.
Je n'ai pas de chiffres en tête... mais plutôt les musiques composée par Christophe Héral.
Après le vide laissé dans mon petit cœur par Beyond Good & Evil, et dont le deuxième volet est trèèèèès attendu, allumer le jeu est entendre cette BO, c'est juste incomparable TwT


Bon c'est ma première critique d'un jeu vidéo, ça va déjà être un pavé alors je vais essayer de ne pas trop aller dans les détails non plus ^^'

Pour ce qui est de la musique donc... rien à redire, les différentes ambiances selon les mondes sont superbes, et les thèmes Mariachi à la Dexter chanté par des Chipmunks sont très très chouettes XD
Et je suis particulièrement fan du morceau "Whistle Glouglou", que l'on découvre dans le monde aquatique composée d'un simple sifflement (comme le titre l'indique) accompagné par un air au ukulele.
Comme j'ai craqué en voyant la boîte chez la "Fennec", on peut remarquer le pitit coffret collector dans mon salon.
Il coûtait au même prix qu'un Sonic Generations édition normale, ce qui est raisonnable pour un collector.
Bref, dans ce coffret, il y a donc la BO, un petit CD comptant 36 petits trésors de compositions.


Dans ce coffret il y a aussi un petit artbook.
Pas absolument extraordinaire mais sympatique quand même.
Ce qui fait une bonne transition pour parler du graphisme de ce jeu ^^
Pour une grande fan des premiers jeux Sonic, sur Mégadrive, la plateforme 2D c'est la vie !
Les graphismes de ce Rayman sont tout simplement splendides...
Avec le temps pourri qu'on se paie entre l'automne pluvieux et l'hiver sans neige où il fait nuit à 17h, les couleurs vives et ensoleillées nous apporte notre nécessaire de vitamine accompagnant les UV d'une après-midi d'été, mais pas trop chaude quand même.
Les décors sont magnifiques et on ne se tape pas d'épilepsie avec des décors qui se confondent aux différents plans.
On est plongés à fond dans cet univers, y'a pas un oubli, pas un carré de blanc ou un pixel qui ne soit pas utile.
Bon par contre, il vaut mieux éviter les tout pitits perso turquoise au milieu de la forêt tropicale, parce que dès que l'on est en multijoueur, c'est quasi impossible de s'y retrouver ^^'



Un petit intermède pour parler maintenant de l'histoire, rien de bien compliqué.
C'est un petit scénar qui ne se prend pas la tête.
Rayman et ses potes se prélassent et grignotent.
En mode Disney, ils font donc chacun un peu de musique en ronflant, mangeant etc... un vrai orchestre.
Le bruit dérange la mégère du monde du dessous et décrète que c'en est trop, c'est plus possible !
Il est temps de sévir et elle décide alors d'envoyer des milliers de bestioles malfaisantes sur le monde !
Dans leur périple, les joueurs devront libérer des pin up volantes, oui ce sont des fées, dans chacun des mondes qu'il traverseront.
Niveau charadesign, elles sont superbes, et je n'en dirais pas plus sur elles pour pas spoiler =P


Le graphisme est réellement au service du gameplay ici, ce qui rend ce jeu particulièrement riche et dynamique.
"Où sont-ils allés chercher tout ça ? Pfouah mais comment ? T'as vu ça ? Mais d'où ?" c'est ce qu'on peut entendre dans notre salon quand les copains viennent jouer, entre deux fou rire.
Lorsqu'on joue seul, c'est moins fun mais très loin d'être sans intérêt.
Pour un jeu plateforme, on ressent bien la vitesse (encore un truc pour plaire aux fans de Sonic comme moi) et ça reste dur, on meurt rapidement, et tant mieux, ce serait trop facile sinon XD
On a droit à un cœur, si on le perd et qu'on est touché : t'as mouru ! et on reprend au dernier check point.
A plusieurs, lorsqu'on meurt on se transforme en grenouille qui voulait se prendre pour un bœuf (en bulle en fait) et il faut rejoindre un coéquipier pour qu'il nous libère (un peu comme dans le dernier Super Mario Bros sur Wii).
Mais contrairement à Mario justement, pas de colision ! On ne se pousse pas les uns les autres, mais rien n'empêche les accidents, puisque l'on peut se coller des baffes et jeter ses coéquipiers dans le vide à tour de bras : "Ah ben merci ! Je t'en prie, c'est gratuit !" =D
Rayman et Globox s'envoie donc des tartes bien joyeusement, volontairement ou non.
Certains profitent même du temps de chargement, où l'on patiente dans un décor tout en silhouette et très chouette, pour distribuer leur ration de patates... *regarde sa colocataire de travers* 


Nous avons donc testé le jeu sur XBox 360, mais il est également sur PS3 et Wii.
C'est rare que je juge un jeu comme indispensable, mais ce come back de Rayman dans la lignée du premier opus est un véritable petit bijou.
Bref tout ça pour dire que ce jeu est rempli de trésors, plein d’ingéniosité et d'humour léger, c'est vraiment un très grand jeu, par un très grand personnage qu'est Michel Ancel.

A la prochaine \o/

Ouu lali la glouglou...  Ouu lali la glouglou...  Ouuu lali la glouglouglouuuu...